Favoriser le patriotisme économique

 

La fierté d’être français et d’appartenance à une grande nation ne doit pas se résumer à une idéologie ; il faut la concrétiser dans les actions !

Sur le plan de l’emploi

 

Un des débouchés les plus naturels pour les français qui décident de s’installer à l’étranger réside dans l’usage de la connaissance de la langue française ;

  • De très nombreuses entreprises étrangères sont en recherche permanente de jeunes parlant couramment le français : pourquoi ne pas créer un « Pôle emploi des expatriés » qui regrouperait toutes ces offres d’emploi et aiderait les jeunes à poser leurs candidatures, avant même leur expatriation ;
  • La qualité de la formation française est internationalement reconnue et appréciée dans le monde, surtout là où la France a un savoir faire historique: là encore pourquoi ne pas proposer des rencontres entre les demandeurs d’emploi et ces sociétés étrangères qui embauchent ;
  • Alors que certains ont du mal à trouver du travail en France , il faut sortir du carcan national et leur proposer de les aider à en trouver à l’étranger (comme l’ont fait par exemple les espagnols , qui ont envoyé massivement depuis 2015, leurs jeunes trouver du travail en Allemagne)
  • La mobilité est une des clés de la mondialisation, or la France jouit d’un grand prestige à l’international : il faut s’en servir pour aider des jeunes à trouver un 1er emploi.

Sur le plan du commerce

 

Là encore, la France a de nombreux atouts en main , mais faute de concertation et d’organisation, elle se laisse devancer par des pays moins performants mais plus dynamiques ;

 

C’est particulièrement vrai au niveau de l’export ; de très nombreuses PME françaises ont un savoir-faire incomparable , mais faute d’aides financières et logistiques adaptées, elles ne pensent pas ou ne peuvent pas exporter, car elles ne peuvent pas participer à des salons internationaux , elles ne peuvent pas se payer une force de vente export : il faut les y aider !

Les entreprises italiennes exportent deux fois plus que les entreprises françaises , les entreprises allemandes exportent quatre fois plus , alors que nos produits sont parmi les meilleurs !

 

De nombreuses dispositions existent à travers différents organismes ( UbiFrance, Bpi , les Régions, …) mais faute de mutualisation et de concertation, leurs résultats restent modestes ; et de nombreux projets de rapprochement ont été évoqués voire initiés, mais restent aujourd’hui en berne ou en phase de démarrage ;

Parmi les actions prioritaires, il nous paraît essentiel de :

  • Centraliser l'information sur l'export : Il s’agit de centraliser l’information sur l’export et de mettre en réseau les acteurs de l’export.
  • Développer le nombre de VIE (Volontariat international en entreprise) qui permet aux entreprises françaises de confier à un jeune, une mission professionnelle à l’étranger durant une période modulable de 6 à 24 mois.  Le VIE est l'une des meilleures voies pour se faire une première expérience professionnelle à l'étranger.         Plus de 40 000 jeunes de 18 à 28 ans ont déjà profité de ce dispositif qui permet d'aller travailler dans la filiale d'une entreprise française dans le monde. Un contrat gagnant-gagnant.

La France a à la fois le tissu économique et le savoir-faire pour construire de grandes choses à l’export ; le label « made in France » est à lui seul un label de qualité ; mais faute de volonté politique, il ne peut pas y avoir de patriotisme économique !

 

Nos entrepreneurs doivent voir grand , et ne pas se priver de la conquête des marchés étrangers, comme le font nos voisins européens ; cela doit se faire avec le soutien sans faille du gouvernement ; et dans ce cadre, notre réseau d’expatriés, de consulats, d’instituts français, répartis à travers le monde peuvent et doivent en être des instruments privilégiés d’aide et de soutien

 

NE LAISSONS PAS ECHAPPER CETTE CHANCE POUR LA FRANCE